Ce matin j'ai regardé le ciel, bleu, et sans nuage. J'ai vue l'azure comme il est rare de l'admirer, j'ai sentie la brise fraiche sur mon visage et j'ai fermé les yeux. Un instant, une seconde, une heure, une journée pour refaire le monde à ma façon. Car trop tôt sera le moment de le voir se voiler, et de ne pouvoir apprécier une nuit étoilée.
Derrière mes paupières close j'ai vu des cours d'eau claire et limpide, des nuits étoilées et des journées ensoleillées. Je me suis inventée des hivers d'un blanc immaculé, des printemps fleurissant, des étés flamboyants et des automnes craquants. J'ai continué mon périple entourée d'animaux imaginaires, rêve brisé ou réalité frappante, je connaissais ces êtres, je les avais déjà vu dans les magasines de science à la page des disparus. Mon monde à basculé et j'ai ouvert les yeux.
Maintenant je vois des tracés d'avion barioler le ciel, des fumées d'usine orner mon azure, une nappe de pollution me cacher les étoiles. Quant à mes animaux, vous les avez tués voyez-vous. Je vous trouve drôle avec vos associations, vous reprochez a Carla de porter des fourrures et on lui dit de les remettre a l'association qui elle les donnera aux pauvres, question : est ce plus morale de voir une peau de bête traînée piteusement dans les rues que de la voir se pavaner sur le dos d'une célébrité ? Il est comique en effet de reprocher aux gens d'en porter, quand il serait beaucoup plus juste d'en empêcher la fabrication. Une fois l'animale tué pour sa fourrure (autant dire pour rien) il est inutile de lutter, le mal est fait, bruler cette maudite parure ne serait que rendre plus abominable le crime. L'homme à évolué c'est certain, il passe de chasseur par besoin à meurtrier par soif de supériorité. Nous les détruisons, nous détruisons leurs lieux de vie. Quant à votre argents, j'aimerais moi aussi qu'il serve, mais nous savons tous, que les fondateurs s'enrichissent et nous n'avons point encore vu de tigre fumer le cigare.
J'en appel au suicide collectif, car la situation ce résume à cela en vérité. Nous produisons, certes, par besoin, je conviens, mais aussi par luxure. Nous polluons, nous nous tuons lentement. L'air que l'on respire n'est pas plus potable que l'eau des rivières bourrées d'engrais. Il n'y aura bientôt plus que les corbeaux sur nos chaires en putréfaction. La nature avait bien fait les choses mais nous avait jugés plus intelligent que nous ne le sommes. Nous lui avons infligé les guerres, les exécutions, les destructions. Maintes et maintes fois nous l'avons faite se repentir sur nous, sa création.
Enfin je ferme les yeux sur un avenir morne, sur une terre en décomposition où d'autre lâche viendront à leur tour accomplir leur art néfaste. Il n'est rien que je puisse faire, le monde paye par ses injustices, et malgré notre petitesse les conséquences de nos actes seront démesurées.
Nous ignorons encore l'ampleur de la catastrophe qui nous guette, nous l'ignorons et cela donne bonne conscience à ceux qui s'enrichissent de leurs méfaits.
Ecrit sous l'énervement, bien entendu, je protège les félins en voit de disparition et voir les statistiques m'énerve toujours, si jamais certaines personne partagent mon état d'esprit. Pour ce qui est de l'apocalypse, nous ne serons sûrement plus là, mais tôt ou tard il faudra bien assumer les conséquences de toutes ces années d'exisence.
J'aurais aimé faire un texte plus long, mais il y aurais eu encore moins de lecteur, et parfois les petits textes en disent autant, voir plus, que les grand.